Sony HDR-TD10– Le Test

 

 

Format
AVCHD/3D

Capteur
2 CMOS Exmor R 1/4 de pouce (4,5mm)

Zoom
10 x

Focale en 24×36
34,4 – 344 mm (3D) et 29,8 – 357,6 mm (2D)

Stabilisation d’image
Optique

Les concurrents 3D

Le Sony HDR-TD10 a deux concurrents : le JVC GS-TD1 (1999 euros) et le Panasonic SDT750 (1499 euros). Le JVC TD1 propose le même principe (et quasiment le même nom) que le Sony TD10 puisqu’il intègre deux objectifs et deux capteurs jumelés dans un même boîtier avec un écran 3D sans lunettes. Son zoom optique est toutefois moins puissant (5x). Quant au Panasonic SDT750, il fut le premier caméscope 3D du marché grand public mais sa technologie fait désormais pâle figure face aux deux autres. Il n’y a pas de double architecture mais simplement une lentille binoculaire que l’on visse sur un caméscope 2D classique. L’image en relief est alors produite à partir de deux demi-images HD pour une qualité finale forcément moins bonne. De plus, l’écran LCD n’est pas 3D.

La 3D débarque pour de bon sur le marché grand public. Le Sony HDR-TD10 est le premier "vrai" caméscope 3D puisqu’il intègre une double architecture à deux objectifs et deux capteurs pour produire une image stéréoscopique Full HD. Il s’agit aussi du premier caméscope équipé d’un écran en relief.

Prise en main

Le TD10 est un pionnier, le premier caméscope stéréoscopique doté d’un écran 3D sans lunettes. Pour cela, il est équipé de deux optiques et de deux capteurs produisant deux images Full-HD (1920×1080). Son zoom optique 10x reste opérationnel en 3D. Avec de tels atouts, le Sony TD10 surpasse amplement le Panasonic SDT750 (testé) qui a ouvert la voie à la vidéo 3D grand public en septembre 2010.
Le premier élément phare du TD10 c’est donc son écran auto-stéréoscopique assez spectaculaire. Le rendu est similaire à celui de la Nintendo 3DS. Il donne une profondeur à l’image et du volume aux personnes et aux objets. Mais l’effet stéréoscopique n’est optimal qu’à condition d’être parfaitement face à lui, à une distance d’au moins 30 cm, et cela demande un petit temps d’adaptation car l’écran projette deux images qui convergent sur un point précis. Un exercice qui peut donner des maux de tête et il est même conseillé de faire des pauses de quelques minutes durant vos lectures. Heureusement, l’écran peut basculer en affichage 2D classique via un simple bouton sur le flanc.

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La double-optique Sony G (f/1,8) avec un zoom 10/12x.
L’écran tactile 3D de 9 cm à 1,229 mégapixels.

La première fois fois que vous allumez le TD10, l’écran tactile vous propose de calibrer l’affichage 3D. La méthode est ici bien plus simple qu’avec le Panasonic SDT750 (testé) où il fallait régler la lentille binoculaire avec 3 molettes successives (voir encadré). Sur le TD10, tout est automatique : le caméscope effectue d’abord un zoom puis vous demande d’appuyer sur OK quand la jauge devient verte. Opération terminée !
Le TD10 peut également filmer en 2D classique en basculant l’interrupteur à l’arrière du boîtier. Le caméscope n’utilise alors qu’un seul objectif (celui de gauche) et filme une image Full-HD comme n’importe quel caméscope AVCHD.

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Arrière : connectique, interrupteur 2D/3D et batterie.
Poignée : prise USB, commandes REC et zoom.

Certes, le TD10 n’est pas un modèle de compacité. Son design façon "pavé" en fait le caméscope le plus lourd et le plus volumineux du marché grand public. Mais n’oublions pas qu’il réunit l’architecture de deux caméscopes jumelés et que les ingénieurs de Sony se sont tout de même débrouillés pour minimiser le poids (moins de 700g) tout en conservant une tenue générale assez simple, l’écran permettant de stabiliser l’appareil.
Par ailleurs, l’ergonomie du TD10 associe une technologie complexe à un boîtier très simple. Prenons l’exemple de la lecture des clips. L’allumage s’effectue en ouvrant l’écran LCD avec une ouverture/fermeture automatique de l’objectif. L’accès au menu passe par l’écran tactile qui gère également la lecture des clips. On dispose aussi d’une mémoire flash interne de 64 Go qui autorise un tournage continu d’environ 6 heures en HD.

Qualité d’image

En mode 3D, le TD10 filme uniquement en 1920×1080/50i (balayage entrelacé). Le mode 50p n’est pas disponible car le processeur ne peut gérer deux flux full-HD en images pleines. Ce n’est pas un drame car la qualité est excellente. Le TD10 conserve en effet les avantages intrinsèques des caméscopes Sony Handycam du cru 2011. Le piqué est très bon, la colorimétrie est bien équilibrée et surtout la sensibilité est remarquable grâce à la technologie du capteur Exmor R associée à l’optique f/1,8 qui fait des miracles en basse lumière. On peut filmer dans des conditions d’éclairage très faible, en 2D comme en 3D. Au labo, le TD10 a pu discerner un objet dans la quasi-pénombre jusqu’à 3 lux, soit un éclairage de bougie (parfait pour les anniversaires).

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Le grand-angle 34,4 mm en 3D (29,8 mm en 2D).
Télécharger le clip 3D (65 Mo)
Le zoom optique 10x en 3D (12x en 2D).
Télécharger le clip 3D (85 Mo)

En mode 2D, vous pouvez filmer en 1080/50p (balayage progressif), ce qui correspond à un meilleur piqué d’image tout en conservant la fluidité du 50i.
Le son est enregistré au format AC3 en 48 KHz avec un micro intégré 5.1 (commutable en stéréo) doté de 4 capsules. Une icône avec un indicateur de volume s’affiche également sur l’écran. Enfin une prise micro et une prise casque permettent d’utiliser le caméscope pour faire des interviews.

Visionner et monter en 3D

Reste une question : que faire de ses vidéos 3D ? Il y a deux solutions possibles. La plus simple est de visionner les clips sur un téléviseur 3D via le câble HDMI ou directement sur l’écran LCD qui est assez large et bien défini (9 cm / 1,229 mégapixels). A noter que le TD10compile les clips filmés le même jour dans une "Sélection" et effectue un montage automatique avec une musique. Le résultat est plutôt sympa et peut être sauvegardé sur le caméscope.
L’autre solution consiste à faire le montage vous-même. Pour cela, vous devez brancher leTD10 à un ordinateur via le câble USB. Les fichiers AVCHD sont logés dans un sous-dossier. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il n’y a pas deux fichiers pour chaque séquence (oeil droit et oeil gauche). Le TD10 regroupe en effet les deux flux HD dans un seul clip, ce qui facilite considérablement la récupération des vidéos au montage.
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Pour ce test, nous avons utilisé le logiciel Vegas Pro 10 de Sony (testé) qui gère parfaitement la 3D. Lorsque vous déposez un clip 3D sur sa timeline, deux vidéos sont générées car chaque fichier contient en fait deux flux (oeil droit et oeil gauche). En outre, si vous avez activé le micro 5.1, vous obtenez 4 pistes audio (capture ci-dessus). Une fois le montage terminé, vous exportez votre film en 3D (side by side) que vous pourrez visionner sur un écran compatible.
Bref, pour son premier caméscope 3D, Sony propose une version très aboutie et quasiment sans défaut. Marier une technologie complexe à une ergonomie simple n’était pas évident. Le pari est réussi. Le TD10 est un vrai caméscope "deux-en-un".

Ecran stéréoscopique (sans lunettes)

Zoom optique fonctionnel en 3D

Mémoire 64 Go

Double optique Full-HD

Mode 50p en 2D

Design peu séduisant

Ce premier caméscope 3D de Sony fait mouche. L’image est excellente, l’écran est en relief, on dispose d’une mémoire importante et l’utilisation est très simple. Un sans faute pour ce TD10 !

 

Source : www.lesnumeriques.com

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